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8ème Congrès de l'Economie Bleue

Le huitième Congrès international de l’Economie bleue s’est tenu les 24 et 25 avril 2013 à Madrid. Ce Congrès a réuni environ 400 personnes venant de 32 pays différents ; beaucoup sont venues pour témoigner de l’avancement de leurs travaux : près de 40 témoignages d’une grande variété d’applications et d’une grande cohérence globale, tous alignés sur les principes de l’économie bleue proposés par Gunter Pauli et soutenus par la Fondation ZERI.

Le présent « compte-rendu » ne rendra pas compte de l’intégralité de ces multiples témoignages, mais retiendra tout ce qui peut aider à la compréhension de la vision, de la méthode et de la « puissance » de cette démarche de « réinvention » d’une économie saine que l’on peut proposer à nos enfants pour demain

I. REMARQUES GENERALES

1.1. Une diversité féconde

Le premier constat est celui de la diversité des acteurs : gouverneurs de territoires, entrepreneurs, architectes, ingénieurs, scientifiques, ou encore citoyens ordinaires sans responsabilités larges ni diplômes, mais très actifs et entreprenants, sur le terrain. La diversité était aussi « globale », avec des témoignages  de pays /continents très engagés : la Chine (la République populaire et Taïwan travaillent ensemble à la promotion de l’Economie Bleue), l’Indonésie (très engagée : on le verra plus loin), l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord, le Mexique, certains pays d’Europe (Allemagne, Suède, Italie, Espagne, les Pays-Bas, Hongrie, principalement. (la France étant représentée par quelques initiatives sans doute très pertinentes, mais essentiellement «  citoyennes » : aucun représentant de territoire, de métier, ou d’institution académique).

Derrière cette diversité étonnante, une grande unité de vision et d’action : tous sont engagés dans des actions concrètes, innovantes, qui « changent le monde et la manière dont il va », (souvent en rupture radicale avec le business as usual), et proposantde nouveaux produits, de nouveaux process répondant à des attentes « citoyennes » (bien-être, accessibilité pour tous, respect de la nature, etc…)

La diversité des acteurs,  l’unité de la vision, et l’implication de tous dans l’action expliquent pour une bonne part le sentiment d’un mouvement très fort, capable de « soulever bien des montagnes » et de relever bien des défis.

Par rapport à d’autres mouvements qui visent également à « changer le monde », celui-ci se caractérise par sa volonté « entrepreneuriale » : inventer de nouveaux "business models" qui fonctionnent, créent de la valeur, des emplois, de nouveaux métiers, etc.: c’est une économie réelle qui s’invente en marchant, expérimentant, apprenant, partageant...et qui, peu à peu, convainc de plus en plus de monde et gagne en visibilité.

1.2. L’Economie bleue : une approche qui inspire et rassemble à différents niveaux,  et qui est à la fois « globale » et « locale ».

  • On peut avoir une lecture quasiment planétaire de l’Economie « bleue » : la couleur n’est pas choisie au hasard : vue de l’espace, la planète est « globalement bleue » : c’est comme ça que la décrivent les astronautes (la Terre vue du Ciel…et de loin…) : c’est une façon de nous aider à penser la Terre comme vaisseau unique, l’Arche qui nous rassemble…
  • Mais on peut aussi la voir au niveau national : nous en avons eu une belle démonstration grâce aux représentants des affaires maritimes et de la pêche en Indonésie : avec leurs  250 millions d’habitants et leurs 17 000 îles et 95 000 km de côtes. Après avoir rappelé l’adhésion de l’Indonésie aux principes et vision de l’Economie bleue, le responsables des affaires maritime et pêche a présenté la stratégie adoptée pour la mettre en œuvre (création de zones « pilotes » en différents endroits, lancements de multiples activités novelles, accompagnement par des investissements et  un développement local des infrastructures nécessaires, développement et surtout interconnexion des lieux de sciences, de recherche, d’enseignement avec les entreprises…et les villages). Pour en savoir plus, voir le document annexe : l’Indonésie et l’Economie Bleue.
  • Il y a aussi une approche territoriale de l’économie bleue, dont toute la pertinence a été illustrée par deux exemples :  l’un sur l’île de Hierro, la plus petite île des Canaries et l’autre dans la province du Limbourg, en Belgique (entre Maastricht, Liège et Aix-la Chapelle).

Pour ces approches territoriales, Gunter Pauli pose ses conditions préalables : les responsables au plus haut niveau doivent être impliqués et pleinement parties prenantes, et la démarche part d’une analyse systématique des ressources locales et de leur optimisation. Parmi ces ressources, évidemment, ses déchets, qui sont perçus  plus souvent comme des coûts  mais qui sont désormais à considérer comme des matières premières de seconde génération, et comme des sources de valeurs potentielles pour demain.

Le cas de l’île de Hierro est bien connu désormais. Se reporter aux Actes des Rencontres de l’innovation Citoyenne 2012 où Gunter Pauli lui-même présente les solutions retenues pour l’autonomie énergétique de l’ile de Hierro, et le mode original de financement de ce projet. L’ile est en train d’atteindre aujourd’hui sa complète autonomie en énergie et en eau, sans la moindre émission de carbone, car toute énergie est de source renouvelable (le vent des alizés).

 

Ce sont 10 à 20 années d’efforts qui ont été nécessaires pour en arriver au point où l’on en est aujourd’hui. L’île qui était sur le déclin est en train de revivre ; les jeunes reviennent et y trouvent du travail , et le pionnier de cette aventure, Javier Morales, député à la chambre des représentants des Canaries est en train de soumettre l’extension de ce projet à l’île de Lanzarote : de 10000 habitants concernés, on passe à 100 000 : on change donc d’échelle, mais les principes restent les mêmes.

 Par contre, le cas du Limbourg est nouveau pour nous.

Ce cas a été lancé suite à d’une décision du Gouverneur du Limbourg, suivie d’une formation à la méthode « Scan, Screen, Implement » animée par Gunter Pauli. De cette formation, le Gouverneur en a tiré tout le bénéfice : à la recherche de nouveaux emplois dans un secteur déjà fortement touché, il voit venir de plus en plus de travailleurs de l’automobile (11000 dans la région) en difficulté d’emploi dans un proche avenir (restructuration de l’automobile européenne).

Pour anticiper a minima ce nouveau défi, il a fait appel à Gunter Pauli, qui a engagé une démarche d’analyse et de sélection de quelques opportunités dans le contexte spécifique de cette région : aucun plan n’est « ficelé » à l’avance, tout dépend du contexte. Un architecte de la région, Filip Rommens,  a présenté les conclusions d’un groupe de travail qui a étudié en première approche en tirant parti d’une voie d’eau majeure (le Canal Albert), d’une usine de papeterie, elle aussi sur le déclin, de ressources locales en bois, de l’agriculture, etc…et il en est résulté un premier schéma prometteur pour l’avenir de la région.

 

Bien sûr, il faut tout décloisonner et tout mettre à plat, et le soutien du Gouverneur est important pour la dynamique du projet… Une des particularités de cette approche est d’intégrer d’emblée une toute récente invention chinoise, encore peu connue en France : le « papier de pierre » (stone paper : http://en.wikipedia.org/wiki/Stone_paper). C’est cette invention qui permet de prévoir le redécolage de la papeterie dans la région, compte tenu du fait que le Canal Albert tout proche peut apporter les matériaux nécessaires au moindre coût.

Bien sûr les 11000 emplois ne vont pas être trouvés du jour au lendemain, ni dans les mois qui viennent, mais des pistes nouvelles prometteuses ont été trouvées pour relancer la papeterie, dynamiser les activités dans la région, et sortir de la spirale infernal du déclin.

 2. L'ECONOMIE BLEUE, PAR ACTIVITE ET PAR METIER

2.1.    Les scientifiques ont leur propre lecture :

C’est ainsi qu’un mathématicien belge, concepteur d’antennes pour capter ou diffuser les ondes, à force de contempler  l’extraordinaire diversité des formes du vivant (les fleurs, les cellules, les coquillages, les étoiles de mer, etc…) et voyant que toutes ces formes étaient tendues vers une seule force : l’optimisation des formes dans un environnement donné, a fini par concevoir LA formule générique de la plupart de ces formes : elles permettent de simplifier considérablement le calcul de formes naturelles complexes et pourtant toutes naturelles : ce sont les « courbes de Bézier » transposées au formes de la nature par Johan Gielis ! http://en.wikipedia.org/wiki/Superformula

2.2. Les architectes :

Ils sont parmi  les premiers à s’intéresser à cette approche naturelle pour le bien être des gens. Le cabinet de Anders Nyquist en Suède est à cet égard un pionnier, utilisant depuis plus de 30 ans systématiquement les énergies renouvelables, les matériaux naturels, les systèmes de traitement sur place des déchets, utilisant les plantes d’intérieur pour assainir l’air, etc… tout est fait pour le bien être des occupants. 

Mr Nyquist a fait le point sur les derniers développements de ses travaux. Pour en savoir plus : www.ecocyledesign.com

2.3. Les spécialistes de l’eau :

Ils sont aussi très concernés, qu’il s’agisse du traitement non chimique de l’eau (par la technique du Vortex par exemple), ou de la redynamisation de l’eau pour la rendre plus efficace, plus « vivante » ; car l’eau n’a peut-être pas une âme, mais elle a certainement une vie : il y a les eaux « mortes » et les eaux « vives »…et cela se voit quand elle cristallisent !(pour ceux qui auraient des doutes, ne voyant dans l’eau que la rencontre d’une molécule d’oxygène avec deux molécules d’hydrogène !)….et quand on voit les effets des eaux dynamisés sur le rendement des récoltes, pour qui sait observer les phénomènes lents. Le concepteur de nombreuses applications du vortex pour redynamiser l’eau est donc intervenu : Mr Curt Hallberg, société Watreco, Suède. www.watreco.com,

 

Les buses à Vortex permettant de donner une énergie tourbillonnante au flux de l’eau

2.4. Les biochimistes :

Ils sont aux premières loges d’une révolution double : énergétique et produits dérivés. Un  point magistral a été fait sur ces évolutions par Mme Catia Bastioli, qui pendant des années a dirigé les recherches dans les bioplastiques, et qui peu à peu, s’est orientée vers la production de biocarburants en essayant de ne pas dépendre de plantes nécessaires à l’alimentation. C’est ainsi qu’elle a développé un procédé de raffinerie d’huile de chardon ( !), lançant sur des terres ingrates de Sardaigne, la culture de cette « mauvais herbe » !

 

Les procédés étant aujourd’hui au point, elle a transformé, en lien avec ENI, une raffinerie classique en « bioraffinerie ». 5 bio raffineries sont maintenant opérationnelles en Italie du Nord. Pour en savoir plus http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68411.htm , www.novamont.com, et www.montedison.it, Mme Catia Bastioli a été élue « inventeur de l’année » en Italie en 2007 pour se travaux en bio chimie ; elle a publié plusieurs ouvrages de référence.

 

Vue de l’ancienne usine de Ajinomoto, près de Venise, reconvertie en bio raffinerie

2.5. Les agronomes :

C’est l’épopée de la culture des champignons sur des déchets de caféier ou du marc de café, lancée par le Pr Shuting Chang, transmise en Zimbabwé à Chido Govera qui n’avait que 12 ans, mais avait la charge d’une famille en pauvreté extrême. Elle a pu sortir sa famille et son village de la misère ; elle a approfondi et développé ces techniques ; elle est aujourd’hui conférencière internationale, faisant la promotion des champignons comme nourriture de base, notamment  pour les populations pauvres. A Paris, la même technique est transposée par Cédric Péchard, mais la cible, ce sont les grands restaurants parisiens qui, compte tenu des saveurs particulières dues sans doute à la grande fraîcheur de sa production (locale). Ils achètent intégralement sa production…avec 6 mois d’avance !

D’autres applications ont lieu dans différentes grandes villes comme San Francisco,Séoul, Sydney, Mexico, aux Pays-Bas, etc…etc.. et c’est partout un succès, et l’on se demande pourquoi cela ne se généralise pas partout, d’autant plus que ce n’est que le début d’une révolution : à partir des champignons, une dizaine de produits dérivés peuvent être produits (voir le concept de Ufarm de Cédric Péchard) http://www.innovcity.fr/2012/03/08/premiere-champignonniere-urbaine-paris/

D’autres développements sur la culture des champignons  en Serbie et Croatie ont été présentés par Mme Ivanka Milenkovic (Serbie).

Mêmes travaux, avec la fleur de thé : une présentation par Mme XU JI Ying, de l’Université de Pékin. Tous ces travaux montrent la grande diversité des produits dérivés de ces plantes, et la générosité de la nature.

 

Autre approche : la promotion des techniques de Terra Preta, pratiquée par les Indiens d’Amazonie durant des siècles, et qui a permis aux populations locales d’enrichir une terre pauvre et de la transformer en terre agricole particulièrement fertile. Cette technique est transposée dans l’agriculture urbaine à Berlin ; présentation par le Dr Haiko Pieplow, du Ministère de l’environnement, et professeur à l’Université de Berlin.

2.6. Les activités de pêche :

Elles ont fait l’objet de deux présentations, l’une de Marethix (Mr Roger Vandomme, Directeur Général), reprenant et développant celle qui avait été faite en Novembre 2012 lors des rencontres de l’innovation Citoyenne. Il s’agit bien d’un changement profond de paradigme de pêche, respectueuse des ressources halieutiques et permettant de pêcher sans émission de carbone et selon un business model très performant (par valorisation de toutes les parties des poissons pêchés, tout ce qui n’est pas comestible étant  qui sont trié et orientés et orienté vers de unités de transformation (pharmacie, cosmétique, Oméga 3, etc..). Voir www.marethix.com;


La sortie opérationnelle du premier bateau est prévue pour l'an prochain  

L’autre présentation venait des îles Canaries, et évoquait les techniques de protection des réserves de poisson, notamment par la préservation des poissons femelles de façon à préserver la conservation durable de l’espèce.

Le secteur des textiles est aussi un secteur fertile en innovations de toutes sortes pour les vêtements et accessoires en matières naturelles, des teintures non chimiques(Pocapoc, foundation, Palma de Majorque, Gecko aux Iles Seychelles : vêtements d’enfants, avec une gamme spéficique évoquant les fables de Gunter, et des processus de teintures à base des fruits ou d’herbes dont on dispose localement ! (voir plus loin)

3.  LA PEDAGOGIE DE L'ECONOMIE BLEUE

Fondée sur le bon sens, une éthique, et s’appuyant sur le double savoir de ceux qui étudient (scientifiques, chercheurs..) , et de ceux qui font sur le terrain (artisans, agriculteurs, simples citoyens, l’économie bleue n’a pas toujours besoin d’être enseignée pour exister : Marethix a été développé par des citoyens qui n’avaient jamais entendu parler de l’Economie bleue ; ils en faisaient quasiment « sans le savoir » !

Cependant, si l’on veut accélérer la diffusion de ces méthodes et de cette approche nouvelle, une formation est nécessaire.

De fait, des personnes qui n’avaient jamais fonctionné selon les principes de l’Economie Bleue se sont mis à devenir créatifs et entreprenant…dès lors qu’ils en ont entendu parler dans des formations telles que Gunter Pauli les organise : lors de la dernière session en Espagne, 48 heures avant le 8ème Congrès, les étudiants avaient déjà plusieurs projets à nous proposer  à l’issue de leur formation ; certains intervenants ont témoigné que c’est à la suite de formations avec Gunter qu’ils se sont lancés dans l’aventure qu’ils nous ont présentée : la formation joue donc un rôle déclencheur indubitable. 

Les dispositifs actuels

Le Politechnikum de Turin a présenté des éléments de son introduction à l’économie bleue, tel que cela est enseigné par le professeur Luigi Bistagnino: de l’écologie par une approche systémique. Une autre formation est assurée directement par Gunter Pauli en relation avec l’Université de Pécs en Hongrie. Ce sont des formations qui durent deux semaines environ ; on donne à la fois les principes de base , les fondements de l’organisation du vivant, on présente de nombreux exemples, et on travaille sur les modèles d’affaires qui permettent de démarrer les choses sans nécessairement passer par le banques, etc…

L’idée d’organiser des sessions du même type à Paris ou à Lyon fait son chemin.

Les Fables de Gunter

Gunter développe un  autre mode de transmission de ses théories  et de sa passion, mais cette fois-ci, il s’adresse à des enfants: c’est le domaine des fables, présentées durant ce Congrès par Katherina Bach .

Au départ, on en comptait une dizaine, puis une trentaine…et la Chine en a demandé 365: une par jour de l’année ! Actuellement 104 sont rédigées et le chantier est actif, puisque désormais, ce sera au rythme d’une nouvelle fable par semaine qu’elles vont être publiées et mises en ligne !

Le pouvoir formateur et éducatif des fables n’est pas à démontrer ; il a été magnifiquement illustré par Mme Li Fang Tang de Taïwan, qui parcourt l’île avec son vélo et son spectacle ambulant pour présenter les fables de Gunter aux enfants et parents de Taïwan.

 

Des développements spécifiques sont prévus pour former  les parents, les étudiants, etc.. voir le site www.zerilearning.org

Une édition française de ces fables est en cours.

Pour « conclure » ce Congrès l’intervention du Dr Caros Bernal, de Colombie,  sur le thème :Economie Bleue et Ethique :

Nous tous qui vivons  sur cette planète ne pouvons pas être heureux : car l’économie actuelle n’a pas résolu : La pauvreté, la faim, le chômage, les maladies/épidémies, les inégalités, le manque d’éthique. Sans équité, les solutions pacifiques sont impossibles.

Nous appelons « éthique » cette  orientation de la conduite de chacun pour faire le bien ; elle se caractérise par : le respect pour soi-même, le respect de l’autre, le respect de la Nature et la responsabilité de chacun dans toutes ses actions.

Les défis auxquels nous devons faire face sont peut-être nouveaux ; mais pour les relever, il nous faut : travailler dur, être honnête, courageux, sincères, tolérants, curieux, loyaux…et patriotiques.

Ce sont en fait de qualités anciennes et qui ont été à la base de cette force silencieuse dont nous avons su faire preuve tout au long de notre histoire. (B. Obama)

Quelques caractéristiques éthiques de l’économie bleue :

  • La recherche du « bien commun » qui seul peut permettre le développement social
  • Assez d’humilité pour accepter les valeurs différentes des autres
  • Promouvoir la joie de travailler pour le bien-être de tous
  • Accepter de partager et ne rien gaspiller
  • Travailler la créativité pour rechercher les opportunités dans les problèmes
  • -Respect et interaction positive avec les autres et avec la nature.

La richesse des exposés a été telle que Gunter Pauli n’a pas eu le temps de présenter les grandes lignes du développement de ZERI pour les 10 prochaines années : à suivre donc !!!

 

A.Héron , pour ICDD, 5 mai 2013

 

 

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